La culture dans l’ombre, série photographique signée Hugo B. Lefort et Vanessa Brazeau


Montréal, le 1er mars 2021 - Hugo B. Lefort et Vanessa Brazeau présentent le projet photographique La Culture dans l’ombre. Du 3 mars au 4 avril 2021, cette série photographique de personnalités connues sera accessible au public, dans les vitrines vides de différents théâtres de Montréal et de Québec. Cette activité extérieure totalement gratuite promet d’être un divertissement idéal en cette période difficile puisqu’elle pourra être vue de la rue pour éviter les rassemblements non permis par les restrictions entourant la Covid19.


Plusieurs têtes d’affiches se sont jointes au projet telles que : Robert Lepage, metteur en scène, Luc Senay, comédien, Louis T, humoriste, Anaïs Barbeau-Lavalette, réalisatrice, Kelly Depault, comédienne, Alan Lake, chorégraphe, Lorraine Pintal, directrice artistique, Alan Prater, musicien, Sandra Chevrier, artiste visuelle et Vanesa Garcia-Ribala Montoya, première danseuse aux Grands Ballets Canadiens


Les photos seront affichées :


À Montréal au : Théâtre du Nouveau Monde, Théâtre Denise-Pelletier, Théâtre Espace Libre, Théâtre la Licorne et au Théâtre St-Denis


À Québec : au Diamant et à la Maison pour la Danse.


Le concept de La culture dans l’ombre


La sentinelle est cette lampe, haute sur pied, qu’on allume sur la scène vide d’un théâtre quand il est plongé dans le noir à la fin de chaque représentation. Quand le public et les acteurs quittent la salle, la servante, ou la « ghost lamp » en référence aux fantômes qui hantent le théâtre quand il se vide, veille pour s’assurer que la lumière ne s’éteigne jamais. Dans les circonstances actuelles, les sentinelles de chaque théâtre sont allumées à temps plein et sont les seules à avoir gardé leur poste. Et par solidarité envers tous les artistes et artisans qui ont vu les projecteurs s’éteindre, les ampoules des servantes ont pris la couleur rouge.


Depuis octobre dernier, suite à la deuxième vague de fermeture, c’est seulement sous la lumière bleue de nos écrans que l’on peut consommer un semblant de notre culture. Si l’on demande aux artistes de se réinventer face à ce nouveau monde, on oublie de se questionner sur les répercussions que cela aura sur notre identité collective. Sommes-nous en train de contraindre l’imaginaire dans des enclos virtuels que nous construisons tranquillement en les croyant provisoires ? Est-ce que dans les mots « réinventez-vous » se trouve un « réorientez-vous » implicite ?


Cette série photographique expose différentes sphères artistiques qui ont vu les projecteurs s’éteindre sur leur milieu. C’est une ode à leur apport dans notre société. Un appel à la réflexion. Un milieu culturel riche encourage à se poser des questions, à accepter la différence, à embrasser la beauté marginale afin de se créer une identité qui nous est propre. Si le projet naît d’une colère, d’un besoin de révolte face à une situation qui semble injuste, il se transforme vers un besoin de partager un désarroi. Un besoin d’ouvrir la discussion sur la place qu’on laisse à la culture au Québec. Dans les faits, la présence de cette crise sanitaire n’a fait qu’exacerber la fragilité d’un milieu qui souffre de dévalorisation depuis déjà trop longtemps. C’est un manque d’investissement et de reconnaissance d’un pan complet d’une société qui transparaît au travers du paysage culturel désertique qui nous est imposé.


Oublions-nous l’importance du travail de nos artistes ?


Il est temps de reconnaître la culture comme un pilier économique important. Elle n’est pas qu’une dépense, qu’un divertissement. Elle crée des emplois. Elle crée notre patrimoine immatériel. Elle garde notre histoire en vie. Elle nous rassemble et nous fait progresser en tant que peuple. L’art nous permet de se transporter dans un monde imaginaire, pour nous aider mieux à comprendre, accepter et tolérer celui dans lequel nous vivons.


Dans une ère où nous semblons être divisés plus que jamais, cette crise nous aura fait comprendre à quel point les humains que nous sommes ont un besoin de se réunir et de sentir leur coeur vibrer au même diapason. Dans une ère nouvelle où l’on catégorise les métiers par « essentiels ou non-essentiels », tous sont laissés à questionner et chercher leurs valeurs dans la société. Dans cette ère, les gens sont en quête de sens et ne cherchent qu'à ressentir des émotions qui leur rappellent le bonheur de vivre et non seulement de survivre. N’est-ce pas là une ère où plus que jamais l’artiste devrait être mis en lumière ? N’est-ce pas là que son rôle prend tout son sens ?


Les concepteurs tiennent à remercier Imprime Emploi qui commandite l’impression des photos de ce projet.


À propos des concepteurs


Hugo B. Lefort

Photographe à son compte depuis une dizaine d’années, Hugo B. Lefort est aussi comédien diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Nous avons pu le voir dernièrement dans l’ultime saison des Pays d’en haut, dans District 31, dans Clash et l’Effet secondaire. Avec un parcours en théâtre et au petit écran, la culture est coeur de sa vie. C’est ce qui le pousse à entamer, avec Vanessa Brazeau, un projet photographique sur la place de la culture au Québec.


Vanessa Brazeau

Interprète en danse contemporaine, diplômée de School of Toronto Dance Theatre en 2015, elle participe à plusieurs projets de danse à Montréal et à l’international, dont Quartier Danse, Deltebre Danz en Espagne et B12 space en Allemagne. Depuis mars dernier, le milieu de la danse au Québec étant plongé dans l’obscurité à cause des mesures sanitaires, elle travaille à la co-direction artistique du projet La culture dans l’ombre avec Hugo B. Lefort.


Julien Charest

Julien signe le graphisme de l’exposition photo au travers de sa compagnie de design graphique, Packsac Studio, qu’il a fondé il y a près de 5 ans.

Ari&Mat
Catherine-Audrey Lachapelle
ben_finley%25202019%2520petite_edited_ed
Adamo
Fabienne Colas
Caracol
Maude Morissette
Salimo
Daniel Thomas
Marie-Evelyne Lessard
Isabelle Giroux
Hugo B. Lefort
Marc Fournier
Luis Oliva